Actualits

Résidence du Cirque du Docteur Paradi

La prochaine création du Cirque du Docteur Paradi est une pièce de cirque : « Les Petits Bonnets » cirque, théâtre & chant. Le projet fédère 3 acteurs culturels manceaux : Superforma, le théâtre de l’Éphémère et le Pôle régional Cirque Le Mans, qui accueillent la compagnie en résidence durant 4 semaines en janvier 2019 puis en juin 2019 avant les premières au festival Le Mans fait son Cirque.

Prochaine sortie de résidence : vendredi 19 avril 2019 à 16h à Quai des Chaps, 378 Route de Sainte-Luce 44300 Nantes (conseillé à partir de 10 ans, 1h20, entrée libre)

Accueil en résidence & coproduction Pôle régional Cirque Le Mans
En partenariat avec Superforma – SMAC de territoire en préfiguration, et le Théâtre de l’Éphémère – scène d’intérêt national conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines

Les petits bonnets © Julia Masson

Création : « Les Petits Bonnets », pièce de cirque

Sortie : 27 au 29 juin 2019, premières au festival Le Mans fait son Cirque

Discipline : fil, corde lisse, contorsion, acrobatie, fouets, rollers, danse, musique, théâtre

Équipe

Écriture, mise en scène : Pascaline Herveet. Création et interprétation musicale : Les Elles (Pascaline Herveet, Sophie Henry, Élodie Fourré, Laurent Beaujour). Danse flamenco : Karine Gonzalez. Fil, acrobatie, danse hip hop : Julia Masson. Contorsion, hula hoop, chant : Pauline Dau. Chorégraphie : Marie Letellier. Assistanat mise en scène : Marion Guyez. Régie plateau et jeu : Les Frères Lambert. Régie générale : Arnaud Guillossou. Régie son et lumière : Laurent Beaujour. Lumières : Dorothée Lebrun. Décors : Cédric Avrand. Accessoires : Charlotte Cochelin. Costumes : Julia Masson.

Projet artistique

La pièce « Les Petits Bonnets » est une fiction parlée-chantée écrite pour le cirque. Pour le chapiteau. Elle prend racine dans l’histoire de l’industrie textile, du monde ouvrier, et également du cirque traditionnel, créant des parallèles entre les figures de celui-ci, telles que Madame Loyale, le directeur de cirque, l’Auguste, l’écuyère, et celles de l’usine, contremaître, ouvrière, patronne. La musique et les chansons de la pièce sont écrites et interprétées par le groupe Les Elles.

Le témoignage fictif de trois ouvrières d’une usine de lingerie.
Un huis-clos, la vie pour ces femmes n’existent pas, hors de Mother City, ville/usine inventée.
L’Amazone, Bouche cousue et La Joconde se révoltent après l’annonce d’une vague de licenciements.
En occupant l’usine, elles se réapproprient le temps et l’espace.
Elles parlent du corps, du travail, de l’amour, de la solitude, d’érotisme, de rapport de domination.
Elles s’interrogent sur le sens de leurs vies, rêvent d’émancipation, de gestion autonome, « d’horloge en panne et de cerveau en marche ».
La pièce porte un double regard sur l’histoire de ces femmes.
Un regard intime, empathique, et un regard spectaculaire.
Grâce au personnage de Madame Loyale, incarnant ici à la fois l’univers du cirque, de la foire et du show télévisé, on voit quel traitement médiatique serait fait d’une telle histoire.
Comment l’image de ces « pauvres et charmantes » ouvrières d’une usine de lingerie, est sexy, récupérable, réductible, caricaturale à souhait.
« Les Petits Bonnets » est un appel poétique et burlesque à l’émancipation.

Coproductions : Pôle régional Cirque Le Mans (72) ; Superforma, Le Mans (72) ; Théâtre de l’Éphémère, Le Mans (72) ; Archaos, Pôle national Cirque Méditerranée, Marseille (13).
Résidences : Cité du Cirque, Pôle régional Cirque Le Mans (72) ; Le Silo, Superforma, Le Mans (72) ; Théâtre de l’Éphémère, Le Mans (72) ; La Grainerie, Balma (31) ; Le Jardin de Verre, Cholet (49) ; Quai des Chaps, Nantes (44) ; Le Garotin, Trémentine (49) ; Espace Culturel Léopold Sédar Senghor, Le May-sur-Èvre (49).
Soutiens : Presses universitaire du Midi ; Latitude 50, Marchin, [BE] ;  Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, La Seyne-sur-Mer (83) ; La Grainerie, Balma (31).
Soutiens institutionnels : Région Pays de la Loire ; DRAC Pays de la Loire ; SACD ; SPEDIDAM.

Cirque du Docteur Paradi (49)

L’univers Paradi s’expose sous toutes ses formes. Un univers tendu, subversif, sensible, où se fondent, s’entrechoquent, la poésie des mots, des corps, des sons électriques, des œuvres plastiques et littéraires. On appelle ça transgenre ? En 2012, Pascaline Herveet et Bertrand Benoit deviennent les nouveaux porteurs du projet de la compagnie, pionnière dans le regard nouveau porté sur les arts du cirque dans les années 1970-1980. La compagnie revendique la filiation profonde dans les valeurs qu’elle continue de défendre : l’itinérance, le chapiteau, les espaces culturels nomades sur les territoires urbains et ruraux, le décloisonnement des expressions artistiques et des publics.

+ d’infos sur la cie

Tags: , , , , , , , , , ,